Le château fort médiéval de Blot-le-Rocher sur la Sioule

23 mai 2021

Les petites merveilles des Combrailles

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Château-Rocher, encore appelé château fort de Blot-le-Rocher, est un château fort médiéval, situé à 438 m d’altitude, sur une falaise de 150 mètres qui surplombe la Sioule, sur la commune de Saint-Rémy-de-Blot dans le Puy-de-Dôme. Il a été classé monument historique le 20 janvier 1913.

Cette puissante forteresse, aujourd’hui en ruines, date des XIème et XIIème siècle. Sa position stratégique, dominant les gorges de la Sioule, lui permettait d’assurer la surveillance de toute la région environnante. Abandonné à la fin de XVIIIème siècle, Château-Rocher à subi les caprices du temps. Depuis 1964, l’association Rempart, puis une association locale et maintenant la Communauté de Pays du Canton de Menat s’efforcent de le mettre en valeur, en organisant des manifestations sur le site. Aujourd’hui encore, le spectacle de ces murailles découpées sur l’horizon aperçues depuis le fond des gorges de la rivière, reste saisissant

Au Moyen Âge, la vallée de la Sioule constituait une voie de pénétration entre l’Auvergne et le Bourbonnais, et de ce fait revêtait une importance stratégique. Château-Rocher fut construit au XIIème siècle par un Seigneur de Bourbon. Il défendait le vieux Pont de Menat, seul passage sur la Sioule entre Châteauneuf et Ebreuil.

Une légende……Aurélia, la prisonnière de Château-Rocher (VIIème siècle) *.

“Ménélée, le saint abbé restaurateur de l’abbaye de Menat, avait, selon la légende, une jeune sœur de 18 ans, si belle qu’elle attirait les regards partout où elle se montrait. Aurélia, c’était son nom, était douée des plus rares qualités du cœur et de l’esprit, mais avait, cependant, refusé d’embrasser l’état monastique comme l’aurait souhaité le saint abbé. Lors d’une visite à Saint Bonnet, évêque de Clermont et grand ami de Ménélée, Aurélia fit la connaissance de Fabien, héritier d’une des plus nobles familles de la ville. Fabien avait 25 ans, la taille avantageuse, le caractère généreux. Il était doté d’un tempérament vif et hardi mais n’écoutait que trop fréquemment son penchant à la domination et à la colère. Ainsi pendant ses parties de chasse, ne respectant point la propriété d’autrui, il s’était vu condamné à de forts dédommagements envers des particuliers dont les cultures avaient été ravagées par sa meute. Par le passé, il s’était abandonné à des désordres qui firent rougir de honte sa famille et ses proches. Mais, réprimandé par les siens et tancé par l’évêque de Clermont qui était un de leurs proches, il avait compris l’énormité de son inconduite et avait fait un grande effort sur lui-même afin de mener une vie honnête et exempte de scandale. Il s’était donc fort assagi et persévérait dans cette voie, lorsqu’il rencontra Aurélia dans les salons de l’évêché, lors d’une visite de Ménélée et de ses proches au bon évêque de Clermont…

Fabien fut frappé par la beauté de la jeune fille et s’en éprit immédiatement. Il lui fit connaître, quoiqu’en termes respectueux, la violence de ses sentiments. Aurélia, charmée, ne le repoussa point, et l’écouta même avec la plus grande complaisance. Quelques jours plus tard, de retour à Menat, Ménélée décida de renvoyer Aurélia à Précigné, leur terre natale : là, sous la tutelle d’un vieil oncle, elle régirait les biens paternels jusqu’à ce qu’elle trouvât un établissement convenable.

Il chargea donc une troupe de zélés serviteurs de raccompagner sa sœur en Anjou. Cette troupe était dirigée par un homme vénérable, ami de Ménélée et de sa famille, qui avait le souci de préserver son intérêt et son bonheur comme s’il se fût agi de ceux de sa propre maison. Aurélia ne pouvait être remise à une garde plus sûre et plus dévouée. Elle devait partir le lendemain de très bonne heure et ne put se résoudre à quitter l’Auvergne sans revoir une dernière fois Fabien, ou du moins lui écrire. Le jeune seigneur venait de temps à autre, sous prétexte de chasse, à son château situé près de Menat, château qui lui était échu en partage à la mort récente de son père, et, de là, il guettait l’occasion de communiquer avec Aurélia. La veille de son départ, celle-ci l’en informa et lui laissa entendre que c’était avec le regret le plus vif qu’elle quittait l’Auvergne, où elle laissait les êtres les plus chers à son cœur.

Fabien, désolé de l’éloignement de sa tendre amie et craignant de ne plus jamais la revoir, n’écoute que l’emportement de sa passion et, cédant à la fougue de son caractère, prend une résolution extrême: il assemble à la hâte ses domestiques et quelques fermiers de ses terres, il les arme, se met à leur tête et va se placer avec eux en embuscade dans les bois des environs de Menat, au milieu desquels Aurélia devait nécessairement passer pour retourner en Anjou. C’était au mois de Juillet, au plus fort des chaleurs de l’été. Aurélia et ses guides s’étaient mis en route de bon matin et marchaient depuis une heure à peine lorsqu’ils furent assaillis par une troupe armée. Le protecteur d’Aurélia et ses gens, croyant être tombés entre les mains de pillards et de bandits, leur opposèrent d’abord une vive résistance; mais se voyant inférieurs en nombre et jugeant qu’on n’en voulait point à leur vie, ils cessèrent bientôt de se défendre…”

 *Source : Histoire et Légendes de la Vallée de Menat, Jacqueline PINEL,  aux Éditions Le moulin du Gué-Chaumeix

Sur le chemin du retour…vous pourrez visiter

L’HUILERIE ARTISANALE DE BLOT L’EGLISE

A visiter l’après-midi (de 14h à 18h) du mardi au samedi. Dans la boutique vous pouvez acheter différentes huiles : colza, noix, noisette, sésame, arachide, amande, tournesol, pépins de courge et oeillette.

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